Le Cameroun pourrait-il finalement partager la CAN 2019 avec un autre pays?

Le Cameroun pourrait-il finalement partager la CAN 2019 avec un autre pays?
Rate this post

Chaque jour passant apporte de nouvelles informations, des rumeurs et de l’espoir pour l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) 2019. Pourtant l’ultime donnée dans la complexe équation footballistique qu’est la CAN, ne risque pas de faciliter les choses pour le président de la Confédération Africaine du Football (CAF), le Malgache Ahmad Ahmad.

En effet, le Maroc a indiqué son refus de se voir éventuellement attribuer l’organisation de la CAN qui doit normalement débuter au mois de juin 2019. La logique du royaume chérifien, qui était pourtant le choix que de nombreux spécialistes estimaient le plus normal, est cependant implacable: en six mois, il est quasiment impossible d’organiser une compétition sportive digne de ce nom.

Sachant toutes ces difficultés, il n’est pas certain que M. Ahmad aurait, après la réunion de la CAF du 30 novembre dans la capitale du Ghana, Accra, décidé de soustraire la CAN 2019 au Cameroun.

Avant le Maroc, d’autres pays ont préféré prendre une décision similaire. Ainsi les Égyptiens, dont le pays était un autre candidat potentiel avaient préféré avertir immédiatement ne pas être en mesure d’organiser la compétition. Ils avaient été suivi par le Congo, qui, pour les mêmes raisons, a précisé refuser et ne pas se porter candidat.

Pourtant, il était de notoriété publique que le royaume avait effectué un important travail afin de saboter l’organisation de la CAN au Cameroun. L’élection en 2017 de M. Ahmad n’y est pas étrangère. Cependant si le Maroc s’était vu si aisément attribuer l’organisation de la compétition qui doit débuter en juin prochain, sa manœuvre aurait été certainement trop grossièrement visible. Alors que les tensions sont encore vives, et que les Camerounais se sentent frapper par une injustice profonde, alors même que les travaux de construction se poursuivent à un rythme soutenu, une solution semble se dessiner. Avantage: elle pourrait permettre à chacun d’y trouver son compte.

Pour de nombreux spécialistes, la réponse serait de maintenir tout une partie de la compétition au Cameroun, auquel on associerait un second pays. Ce type d’organisation n’est pas inédit et fut mise en place en 2002 pour la Coupe du Monde au Japon et en Corée du Sud.

Deux pays semblent se dégager: le Gabon, qui a l’avantage d’avoir accueilli la coupe en 2017, et est donc d’ores et déjà prêt, et la Côte d’Ivoire qui devait organiser l’événement en 2021, mais, toujours suite à une décision arbitraire de M. Ahmad, s’était retrouvé avec l’édition 2023.

Dans cette dernière configuration, le Cameroun maintiendrait son édition à domicile, la Côte d’Ivoire pourrait aussi accueillir la CAN sans retard, et même avec deux années d’avance, et surtout le Maroc pourrait se voir attribuer la CAN 2021.

Est-ce que cette solution sera retenue? Rien n’est moins sûr avec le président de la CAF qui enchaîne les erreurs. Ce serait cependant pour lui un moyen idéal de se rattraper en donnant satisfaction à chacun.